« Sauvons nos monuments » : résultats de la campagne de crowdfunding

Un bilan très positif : 93 000 euros ont été collectés auprès de 813 donateurs de 9 pays pour l’opération menée en partenariat avec Dartagnans et Le Parisien en faveur de la restauration de sites patrimoniaux. Une aide de la Région Île-de-France pourra également leur être attribuée.

25 000 votants avaient répondu à l'appel pour la sélection des sites participant à la campagne. Découvrez ci-dessous le détail des contributions :

L’église Notre-Dame-de-Lorette, Paris (75)
Édifice néo-classique du XIXe siècle, l'église Notre-Dame-de-Lorette abrite un trésor qui se dégrade : la chapelle de la Vierge, ornée de compositions peintes à même le mur par Victor Orsel à partir de 1836. Ces peintures aux couleurs éclatantes, mêlant scènes narratives, compositions au symbolisme complexe et motifs végétaux, ont fait l'objet d'un début de restauration, mais celle-ci a dû s'interrompre par manque de financement.
➛ Montant reçu : 51 280 euros

La collégiale Notre-Dame-et-Saint-Loup à Montereau-Fault-Yonne, Seine-et-Marne (77)
Bâtie en 1195, la collégiale (église abritant un collège de chanoine) Notre-Dame-et-Saint-Loup n'a été achevée qu'au XVIe siècle, ce qui lui vaut de cumuler les styles gothique flamboyant (XIIe siècle) et Renaissance (XVIe). Très dégradée après un bombardement de juin 1940, elle a bénéficié de plusieurs chantiers de restauration depuis 1995. Mais un diagnostic a établi en 2017 qu'elle était en état de péril sanitaire. 
➛ Montant reçu : 4410 euros

Le prieuré des Moulineaux à Poigny-la-Forêt, Yvelines (78)
La chapelle est le seul vestige de l'église prieurale et du monastère des Moulineaux, construits entre 1156 et 1176 par les moines de l'ordre de Grandmont. Ce site dégradé par les guerres de religion devient demeure seigneuriale en 1576, puis est est abandonné au XVIIe siècle. La chapelle a été conservée dans un état passable jusqu’à présent, mais la toiture n’assure plus la mise hors d’eau et risque même de s’effondrer. En attendant qu'elle soit refaite, une bâche provisoire a dû être mise en place pour limiter les infiltrations.
➛ Montant reçu : 5365 euros

Le théâtre de Bligny à Briis-sous-Forges, Essonne (91)
Labellisé « Patrimoine d’intérêt régional » en juillet 2018, le théâtre de Bligny a été érigé en 1934 pour soigner le moral des patients de sanatoriums voisins, ce qui témoigne d'une révolution dans l’approche thérapeutique. Ce bâtiment Art déco pastiche d’architecture mexicaine est doté d'une façade étonnante qu'il faut restaurer : sa ligne ourlée, ses 3 fenêtres rondes, sa cloche faîtière et ses portes en fer forgé à motifs répétitifs, comme ses escaliers d’honneur à rambarde de fer et d’aluminium sont représentatifs de la profusion architecturale de l’époque. Un des enjeux est de permettre au lieu de continuer d’héberger la compagnie du Théâtre de la Cité et de proposer des activités culturelles.
➛ Montant reçu : 6518 euros
 
L’horloge astronomique des Orphelins d’Auteuil à Meudon, Hauts-de-Seine (92)

L'horloge astronomique des Orphelins d’Auteuil a été fabriquée en 1877 pour l'orphelinat Saint Philippe de Meudon, alors en construction. Haute de prés de 2 m (pour une largeur de plus de 1,50 m et une profondeur de 40 cm), elle surprend par sa qualité et la richesse de ses fonctions. L'horloge a été minutieusement nettoyée en 2005-2006, mais nécessite des réparations coûteuses pour être à nouveau en état de marche.
➛ Montant reçu : 1570 euros

La ferme Mazier à Aubervilliers, Seine-Saint-Denis (93)
Labellisée « Patrimoine d’intérêt régional », la ferme Mazier constitue un témoignage exceptionnel de l’organisation du travail et de la vie dans une maison de culture maraîchère et légumière de « la Plaine des Vertus » du XVIIe au XIXe siècle. Ce secteur, qui s’étendait sur Aubervilliers et La Courneuve jusqu’aux limites de Bobigny et Drancy, fournissait la capitale en légumes frais. La restauration des divers corps de bâtiments de la ferme permettra aussi de mettre en place une offre alimentaire singulière et propre à Aubervilliers.
➛ Montant reçu : 5090 euros

L'église Saint-Louis à Vincennes, Val-de-Marne (94)
L'église Saint-Louis, qui  a été construite à partir de 1914, déroute par sa forme atypique. Celle-ci est liée au choix du béton, qui a permis de créer un espace dédié au culte dégagé de murs et de piliers. L'église se caractérise aussi par un projet artistique interdisciplinaire : l'intérieur abrite des fresques (de Maurice Denis et Henri Marret), des céramiques (de Maurice Dhomme), des ferronneries (de Raymond Subes), des sculptures (de Carlo Sarrabezolles et Armand Boutrolle) et des verrières mariant le béton et le verre. Ces œuvres sont malheureusement en partie abîmées par l’humidité.
➛ Montant reçu : 5575 euros

L'église troglodyte de l'Assomption à Haute-Isle, Val-d’Oise (95)
Seule église troglodyte (creusée dans la roche) d'Île-de-France, l'église de Haute-Isle a été aménagée au XVIIe siècle. Alors que seul son clocher est en maçonnerie, l'excavation de sa nef (de 8 m de haut et de 8 mètres, et de 26 m de lon) a nécessité 3 ans. Au-delà de sa nature insolite, l'église abrite un retable (partie décorée derrière l'autel) de bois de grande qualité qui nécessite une rénovation, de même que le clocher et la porte d'entrée. 
➛ Montant reçu : 1670 euros