La piscine des amiraux en chantier !

La Région finance la rénovation de la piscine des Amiraux !
© IFA© IFA, Fonds Henri Sauvage. © Cyrille Weiner, 2014© Cyrille Weiner, 2014© Laurent Kruszyk, Région Île-de-France, ADAGP, 2016© Laurent Kruszyk, Région Île-de-France, ADAGP, 2016. © Laurent Kruszyk, Région Île-de-France, ADAGP, 2016© Laurent Kruszyk, Région Île-de-France, ADAGP, 2016© Laurent Kruszyk, Région Île-de-France, ADAGP, 2016© Laurent Kruszyk, Région Île-de-France, ADAGP, 2016© Laurent Kruszyk, Région Île-de-France, ADAGP, 2016© François Chatillon, architecte

Cette piscine, qui compte parmi les plus anciennes de Paris, est une des réalisations les plus intéressantes de l’architecte rouennais Henri Sauvage (1873-1932), à qui l'on doit la Samaritaine. Elle fut construite de 1927 à 1930 au cœur d’un ensemble de logements HBM selon un modèle constructif en gradin, permettant à tous les logements de posséder une terrasse et de la lumière naturelle. Cette piscine, ouverte au public en 1930, a une double fonction car elle accueille en plus de l’espace dédié à la natation, des bains publics.

La piscine prend place au cœur de l’édifice pyramidal de style Art Déco, mais elle bénéficie d’un éclairage zénithal donnant sur la cour intérieure de l’immeuble. Les spécificités de l’édifice sont notamment sa structure innovante : une ossature de poteaux et de poutres en béton armé. Le système de chauffage et de ventilation mécanique permettait à la fois d’assurer une température idéale de l’air et l’eau, et d’empêcher la condensation. La piscine des Amiraux était la première à Paris à disposer d’un système de traitement de l’eau.

Des travaux d’ampleur sont actuellement engagés par la mairie de Paris portant sur la conservation des revêtements et des éléments d’architecture d’origine encore en place, le traitement des structures et des étanchéités, la restitution des éclairages naturels et artificiels du projet initial et la restauration du garde-corps des balcons. La piscine devrait rouvrir et accueillir à nouveau les nageurs en septembre 2017.

Dans le cadre du dispositif d’aide à la restauration du patrimoine protégé, la Région finance les travaux à hauteur de 935 632 €.

Architecte : François Chatillon, architecte en chef des Monuments historiques

http://architecte-chatillon.com/