Bourse de Commerce : la salle des machines de l'usine frigorifique en images

De 2017 à 2020, le site a bénéficié d'une restauration d'ampleur pour accueillir la collection d'art contemporain de François Pinault. À l'ouverture du chantier, au deuxième sous-sol, deux grandes machines, visiblement anciennes, ont été découvertes. À cette occasion, le service Patrimoines et Inventaire de la Région a été sollicité pour un inventaire photographique.
Vue extérieure de la Bourse de Commerce, depuis le jardin Nelson-Mandela © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Machine à faire le froid © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Grand groupe moteur-compresseur composé d’une machine à vapeur système Sulzer Frères, actionnant un compresseur à ammoniaque système Linde (1909) © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Grand groupe moteur-compresseur, composé d’une machine à vapeur système Sulzer Frères, actionnant un compresseur à ammoniaque système Linde (1909) © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Salle des machines de l’usine frigorifique © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Machine à faire le froid © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Machine à faire le froid © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Coupole (1812) © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Vue intérieure © Région Île-de-France, Stéphane AsselineVue intérieure © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Fresque de la coupole "Histoire du Commerce entre les cinq continents" (1889) – "L’Europe" d’Hippolyte Lucas (détail) © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Fresque de la coupole "Histoire du Commerce entre les cinq continents" (1889) – "La Russie et le Nord" de Désiré François Laugée (détail) © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017Fresque de la coupole "Histoire du Commerce entre les cinq continents" (1889) – Un des quatre "Points cardinaux" d’Alexis-Joseph Mazerolle (détail) © Région Île-de-France, Stéphane Asseline, 2017

Initialement conçu comme halle aux blés en 1767, à l'architecture circulaire et à la coupole de verre, le bâtiment devient en 1885 la Bourse de Commerce de Paris. En 2016, l’édifice est acquis par le collectionneur d’art contemporain François Pinault.

Dès le début du chantier, en 2017, deux grandes machines sont « découvertes » dans une salle au deuxième sous-sol. Conseillé par l’ancien ministre Jean-Jacques Aillagon, Pinault Collection décide de les conserver et de les mettre en valeur, in situ, dans un futur parcours de visite. Un conseil scientifique mène alors une étude sur l’histoire de ces machines.

Le service Patrimoines et Inventaire de la Région est alors été sollicité pour effectuer un inventaire photographique, avant restauration, permettant d'abonder cette étude. La revue scientifique sur le patrimoine industriel du CILAC (voir ci-dessous) en restitue l’histoire : d'après Alain Beltran; historien, la « salle des machines de l’usine frigorifique de la Bourse du Commerce » abritait notamment un « grand groupe moteur-compresseur datant de 1909, composé d’une machine à vapeur système Sulzer Frères, actionnant un compresseur à ammoniaque système Linde ». Olivier Morel, restaurateur du patrimoine, évoque leur restauration : « Compte-tenu de l’évolution programmatique, la mise en valeur de ce patrimoine industriel a nécessité le déplacement de la plus grande des deux machines, la plus petite restant sur place (…). Sous la maîtrise d’œuvre de Pierre-Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments historiques, une équipe formée de restaurateurs et de professionnels du déplacement et de la manutention de ce type de matériel a été chargée de cette intervention. »

➛ En savoir plus : La revue Patrimoine industriel présente l'opération dans l'article « Les Machines à faire le froid de la Bourse de commerce à Paris », par Alain Beltran et Olivier Morel (Patrimoine industriel - Archéologie, technique, mémoire, N°74/75, juin-déc. 2019, p. 20-43. Introduction par Paul Smith). 

Un écrin pour la Collection Pinault 

Inauguré en mai 2021, le site restauré et réinventé sous la direction de l’architecte japonais Tadao Andō offre désormais dix espaces d’exposition, dont un studio et un auditorium. L’immense collection de François Pinault comprend plus de 10 000 œuvres des années 1960 à nos jours : peintures, sculptures, vidéos, photographies, œuvres sonores et performances de 350 artistes du monde entier, présentée au public dans un programme dynamique, sans cesse renouvelé.
Pour sa réouverture, la Rotonde accueille notamment, jusqu'au 31 décembre, l’installation la plus célèbre de l’artiste suisse Urs Fischer – Untiled, 2011 –, montrée pour la première fois en France, le polyptique The Ground 2019 de Tarek Atoui, croisant sculpture et instrument de musique, ou encore un ensemble inédit de l’artiste afro-américain David Hamons.

➛ Informations sur le musée et le projet de François Pinault
➛ Détail du programme