L’urbanisme à Saint-Germain-en-Laye dans la première moitié du XIXe siècle

Sophie de Moustier
A partir de 1835, Saint-Germain-en-Laye a connu de nombreux aménagements qui ont profondément marqué le paysage urbain

Ville royale, dans laquelle naquit Louis XIV et où mourut Thiers, Saint-Germain-en-Laye a connu très tôt une renommée nationale voire internationale lorsqu’elle accueillit les Stuarts chassés d’Angleterre par la Révolution de 1688. Son site doit ses qualités à la présence d’un coteau dominant la Seine qui a été l’objet d’un aménagement spectaculaire par Le Nôtre avec la construction de la Grande Terrasse (1669-1674), mais aussi à la forêt, vestige du grand massif forestier des Carnutes qui occupe toute la partie nord de la ville.

Cet emplacement, très favorable, a attiré les rois de France dès les premiers capétiens : Robert-le-Pieux aimait à y chasser et François Ier y fera construire à partir de 1537 le château qui est un point fort du développement de la ville. On ne peut évoquer Saint-Germain sans citer deux autres événements importants de son histoire : tout d’abord la naissance et plus encore les séjours de Louis XIV jusqu’à sa décision de faire de Versailles le siège du gouvernement en 1682 et deux siècles plus tard l’arrivée en 1835 de la première ligne française de chemin de fer pour voyageurs qui s’est appelée ligne de Saint Germain bien que s’arrêtant alors au Pecq.

Cette ville, marquée par un passé prestigieux, a commencé dans la seconde moitié du XVIIIe siècle une politique d’embellissements qu’elle ne mènera à terme que sous la Restauration. Par ailleurs, des aménagements plus ambitieux sont entrepris à partir de 1835 et surtout de 1846, date de l’arrivée du chemin de fer dans la ville même.

Cette communication de Roselyne Bussière a été publiée dans les actes du colloque Les villes françaises dans la première moitié du XIXe siècle, organisé par l’École d’architecture de Paris-Belleville, IPRAUS, 2006.

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